PROGRAMME

Compétition Fiction

Mêlant les voix des cinéastes d’aujourd’hui et de demain, la compétition Fiction met aussi bien à l’honneur la nouvelle génération de réalisateur·rices que des auteur·rices déjà passé·es par le festival, et dont les regards uniques ne cessent de nous surprendre. Laissez ces cinéastes vous guider aux confins de mondes insoupçonnés !

Compétition Essai / Art Vidéo

Du cinéma expérimental aux films essais en passant par l’art vidéo, cette compétition rend perméables les frontières entre les genres. Elle offre aux cinéastes l’opportunité de sortir des sentiers battus et de proposer des formes hybrides. Chaque film est une expérience inédite qui redéfinit les codes du cinéma, et dont on ressort transformé·e.

Compétition Prospective Cinéma

Se tourner vers le futur pour tenter d’entrevoir les contours du cinéma de demain, c’est ce que propose la sélection Prospective cinéma. Cette compétition est née du désir de proposer des films plus longs – plus de 30 minutes – nous immergeant dans des formes artistiques déroutantes. Les 16 films qui composent cette sélection questionnent notre société et esquissent les traits d’un monde à venir.

Écran Libre

Composées de deux films allant de 35 à 50 minutes, les séances de la section Écran libre offrent un moment de rencontre privilégié avec un·e cinéaste invité·e. Ce rendez-vous se poursuit tout au long de l’année avec des projections mensuelles au Ciné 104.

Grand angle

Un panorama du cinéma d’aujourd’hui, c’est ce que propose le Grand Angle ! Une sélection éclectique mêlant fiction, documentaire, film expérimental, art vidéo et animation. La variété de chaque programme donne lieu à des dialogues inédits entre ces films et nous invite à élargir nos horizons cinématographiques.

Soirée clips

La musique n’a pas attendu le clip pour entretenir des rapports étroits avec l’image ; dès le cinéma muet elle se posait déjà en élément de bande-son à la projection du film. Désormais, le clip est devenu un réel terrain d’explorations cinématographiques. À l’époque du scopitone, en l’échange d’une pièce de monnaie, le client était invité à sélectionner parmi une vingtaine de titres le petit film qu'il souhaitait visionner et entendre. Ce soir, pas besoin de monnaie et place aux grands films ! La sélection qui va suivre va vous emmener dans des lieux magiques aux ambiances éclectiques...

L'amour du cinéma

Aller au cinéma. Aller au cinéma voir un film. Le film comme une promesse. Une promesse pas toujours tenue mais qui n’affecte en rien notre désir de cinéma. Un désir toujours renouvelé… jamais assouvi ! La salle obscure nous attire comme un aimant ! Alors qu’est-ce qui nous anime, qu’est-ce qui nous motive à retourner inlassablement au cinéma ? À aller voir des films, parfois les revoir… au cinéma… dans les festivals… à la cinémathèque ? Parfois c’est un titre ou une image, parfois les cinéastes ou les acteur·rices, parfois juste trois lignes de résumé. Mais c’est toujours un élan qui nous vient du plus profond de notre corps, un élan irrépressible, que l’on peut nommer L’Amour du Cinéma. À l’occasion de la 35e édition du festival, nous revisiterons en compagnie de personnalités passées par Côté court ce qui les anime et ce qu’elles partagent de notre amour du cinéma, de cette passion qui est l’unique moteur de 35 ans de programmation. Jacky Évrard

Décadrage

Dans les années 2000, ils n’étaient encore que des promesses. Aujourd’hui, leurs noms comptent parmi les voix singulières du cinéma français. Alain Guiraudie, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, Philippe Ramos, Yves Caumon, Alejandra Rojo : autant de cinéastes aujourd’hui reconnu·es, réuni·es il y a 25 ans au sein d’une collection devenue rare, « Décadrage ». Pensée comme un espace de liberté, cette collection donnait à voir en salle des moyens métrages affranchis des formats et des contraintes du marché — des oeuvres de recherche, d'élan, de jeunesse, projetées pour la première fois en version restaurée.

École du regard

"À l’ère où il n’existe presque plus d’endroit où les regards ne soient pas comptés par des statistiques, surveillés, traqués et au bout du compte monnayés, nous avons constitué l’École du regard pour se réapproprier collectivement les images, afin que le pouvoir des images change de camp, qu’il passe du côté des gens et de leurs désirs réels." - Rudolf di Stefano

Séances Spéciales

Parcours jeune réal

Rencontrez des professionnel·les du cinéma lors de cinq séances thématiques autour de questions-clés sur la réalisation.

Parcours jeune prod

Le Parcours Jeune Prod a pour ambition d’accompagner les futur·es producteur·rices dans la découverte des rouages de la production de court métrage : comprendre les enjeux, les responsabilités, et les différentes approches du métier.

Jeune Public

Une programmation haute en couleurs pour le jeune public : 2 projections de courts métrages et 2 ciné-concerts. Il y en a pour tous les âges !

Index des films 2026

Bande-annonce

JURY FICTION

Portée par sa cinéphilie, la fréquentation enthousiaste des cours de Serge Daney et de Jean Douchet, l’École Louis Lumière de 1982 à 1984 puis quelques années d’apprentissage comme assistante caméra et cadreuse, AGNÈS BRUCKERT se consacre depuis 1989 au montage de films de fiction (Laurent Achard, Orso Miret, Christophe Blanc, Emmanuel Parraud, Thomas Salvador, Christine Dory, Alexe Poukine…) et de documentaires (Chantal Akerman, Ingrid Gogny, François-Xavier Drouet, Jacques Deschamps, Mariana Otéro, Alexe Poukine,…).
Le grand intérêt qu’elle développe pour un accompagnement des auteurs dès l’écriture la conduit à s’associer à trois amis réalisateurs, avec lesquels elle a développé des liens comme monteuse, pour créer Petit à Petit production. Depuis 2006, elle consacre plusieurs mois par an à la pédagogie, particulièrement à l’Ecole Documentaire de Lussas, où elle fait de nouvelles et heureuses rencontres.



JEANNE LAPOIRIE achève sa formation à l'École nationale supérieure Louis-Lumière en 1984. Elle travaille plusieurs années comme assistante notamment avec Thierry Arbogast. C'est à ses côtés qu'elle rencontre André Téchinéqui qui lui fera faire son premier film comme directrice de la photographie en 1993, Les Roseaux sauvages. Le film est sélectionné au festival de Cannes dans la section Un certain regard. Il remporte le prix Louis-Delluc et quatre césars.
Elle travaille ensuite aux côtés de nombreux réalisateurs et réalisatrices, français ou étrangers, tels que François Ozon, Robin Campillo, Arnaud des Pallières, Valeria Bruni Tedeschi, Catherine Corsini, Paul Verhoeven, Catherine breillat, Christophe Honoré… sur plusieurs films sélectionnés dans de grands festivals, Cannes, Venise, Berlin, Locarno, Toronto…
Elle a travaillé aussi avec Michel Houellebecq, pour ses films et pour son exposition au palais de Tokyo. Elle a été nommée trois fois pour le césar de la meilleure photographie, avec les films Huit Femmes, Michael Kohlhaas, et 120 Battements par minute. Elle est membre de l'AFC depuis 1994 et du collectif 50/50 qui a pour but de promouvoir l'égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel.



MATHILDE DELAUNAY produit des films depuis une quinzaine d’années. Après une grande aventure chez Ecce Films, elle produit aujourd’hui au sein de sa société Barberousse Films des courts, des documentaires et des longs métrages. Ses films voyagent entre Cannes, Locarno, Rotterdam et Côté Court.
Elle accompagne plusieurs premiers longs métrages et garde un goût intact pour les formes courtes, les films qui prennent des risques, et la sincérité qui les accompagne.



OLIVIER BABINET est révélé au public avec la série culte Le Bidule. Son premier court-métrage, C’est plutôt genre Johnny Walker remporte le prix spécial du jury à Clermont-Ferrand. Son premier long-métrage Robert Mitchum est mort, sélectionné à l’Acid, remporte le Grand Prix du Festival Premiers Plans d’Angers. Son film d'anticipation, Poissonsexe, remporte le prix du jury au FIFIB et India Hair est nominé Révélation aux Césars.
Son dernier long-métrage, Normale remporte le Prix du Meilleur Film au Festival de Giffoni (Italie) décerné par 600 adolescents du monde entier. Son documentaire Swagger, sélectionné à l'Acid et aux Césars, est rentré dans le classement MUBI USA des 1000 meilleurs films de tout les temps.



VINCENT DIEUTRE est né en 1960. Après avoir suivi des études d’Histoire de l’Art, et obtenu le diplôme de l’IDHEC, il réside à Rome puis à New York dans le cadre de la Villa Médicis hors les murs, avant de se consacrer au cinéma. Titulaire d’un DEA de cinéma sur « L’esthétique de la confusion », il enseigne au Département cinéma de Paris VIII et participe aux activités du collectif PointLignePlan.
En tant que cinéaste, il explore « un territoire entre le documentaire et l’autofiction », recherches commencées dès Lettres De Berlin (1988) et poursuivies dans ses trois longs métrages sortis en salle, Rome Desolée (1995) ; Leçons De Ténèbres (2000), Prix du jury Marseille 2000 ; et Mon Voyage d'Hiver (2003).
Il réalise également pour la Lucarne d’Arte, Bonne Nouvelle (2000) une « méditation urbaine sur son quartier, les grands boulevards parisiens » (Prix du jury Locarno vidéo 2001). Dans le cadre d’une commande de France Culture, Vincent Dieutre enregistre Bologna Centrale (2003) qui deviendra une installation puis un moyen métrage, sorti en salle en 2004.

JURY ESSAI ART VIDÉO

Arrivé à Paris en 2010, JUAN CARLOS SALAZAR commence dans la régie théâtrale avant de se plonger dans l’exploitation cinématographique dans des salles d’art et essai. Aujourd’hui, il pilote la salle de cinéma du centre d’art contemporain Le Jeu de Paume, où il orchestre à la fois la programmation et la gestion, mêlant films d’auteur, découvertes internationales et événements spéciaux, avec un goût prononcé pour l’innovation et le cinéma audacieuses. 



MAUD RAMIER, historienne de l’art spécialisée dans la programmation et la gestion de projets en arts visuels, est responsable d’exposition pour le Louvre Abu Dhabi. Son travail de recherche explore le dialogue entre le cinéma et les arts visuels.
Par le passé, elle a notamment piloté de nombreux projets d’exposition et d’édition pour différentes institutions telles que le Palais de Tokyo, la FIAC, la Fondation Louis Vuitton, le FRAC Centre-Val de Loire, le Jeu de Paume, le Centre Pompidou-Metz ou encore les musées d’Orsay et de l’Orangerie.



CHAM LAVANT développe son travail autour du cinéma, du dessin et de la performance. Son travail s’invente et se crée pour chaque espace qu’elle rencontre, il y a de la féerie et du cruel comme dans un conte et pourtant c’est bien réel tout se passe aujourd’hui avec les rêves et les doutes de notre époque.
Elle s’entoure d’artistes et interprètes venant de différents horizons, chanteurs lyriques, peintres, acteurs, danseurs de flamenco, flâneurs… Elle expose notamment à la Galerie du jour, Eva Pritsky, Alkinois à Athènes… Met en scène des performances à, Centre Cerise, l’Unesco, Hôtel La Louisiane, Petit Festival de la Côte Vermeille, Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky à Nice, Alkinois Athènes et au Festival Côté-Court à Pantin !
Elle fait un édito pour Crash magasine pour sa performance Sauver sa peau avec Noée Abita et réalise des films pour la marque de bijoux Bangla Begum.
Ses films ont été présentés à l’occasion de festivals dont le FID Marseille, Côté court Pantin, Europa Cinema al Femminile… Elle obtient le soutient d’Agnès b., Fondation de France, Prix de Qualité Cnc, La Ménagerie de verre. Soutient à l’Edition du Cnap pour son livre Porte Cochère, Bourse Connexion de l’Adagp pour l’exposition Eleonas dont le second volet sera à Marseille en novembre 2026.
Elle tourne son prochain film Dark in the Water en août 2026 avec Les films du Chien production.
Elle est également en écriture d’un premier documentaire Sauvée des eaux, sur son histoire kabyle.

JURY PROSPECTIVE

GAËL TEICHER est producteur et distributeur à la Traverse et éditeur aux Éditions de l’Œil.
En 2025, il réalise À ma manière (2025), portrait de Laurent Achard dont il a produit les derniers films.



MAXENCE VASSILYEVITCH est lauréat 2014 du G.R.E.C avec son court-métrage Je suis présent. Il réalise en 2017 Saranac Lake, et en 2021 Planète X. Trois films qui forment une trilogie explorant la question du groupe, du « nous » à travers le genre de la science-fiction et le motif du huis clos.
En parallèle, il concrétise un premier geste documentaire Midnight Kids, qui aborde la question du morcellement identitaire dans la jeunesse inupiaq d'Alaska. Son dernier film, Je suis déjà mort trois fois, est sélectionné en compétition au Cinéma du Réel et au festival ArteKino.



Rédactrice aux Cahiers du cinéma entre 1991 et 2003, MARIE ANNE GUERIN collabore très régulièrement à la revue Trafic depuis 1997 jusqu’au dernier numéro qui sortira en décembre 2021 pour ses trente ans. 
Occasionnellement actrice et également directrice artistique, elle a publié Le Récit de cinéma (Cahiers du cinéma, 2004). Elle vient de réaliser et monter un long métrage en cours de finition.