PALMARÈS

Découvrez les JURYS et le PALMARÈS de l'édition 2007.

PROGRAMME

Compétition Expérimental / Essai / Art vidéo

Cinq programmes qui bousculent et enrichissent la création cinématographique.

Compétition Fiction

À travers ces six programmes, découvrez les grand.e.s cinéastes de demain !

Panorama

Un florilège de films qui reflètent la richesse de la création contemporaine à travers la fiction, le documentaire, l’expérimental, l’art vidéo et l’animation.

Les Films Courts Marocains du Renouveau : Rétrospective 1995-2006

Une décennie. C’est la période qui a vu radicalement changer le paysage cinématographique marocain. Né à la fin des années 60, il est passé de l’héroïsme de ses débuts (une modernité esthétique voulue, revendiquée, pensée, et débattue) à une quasi-disparition à la fin des années 80 et au début des années 90. Cette renaissance, mais il serait plus juste de parler de retour vers le «nouveau», se situe à la fois dans le sillage des origines (un cinéma dédié à l’errance comme condition de l’homme moderne) et dans les questions que génère la pratique contemporaine du cinéma lorsqu’elle croise la vidéo et sa légèreté désinhibante... Bouchra Khalili

Focus : Ninar Esber

Artiste plasticienne et écrivaine. Née en 1971 à Beyrouth (Liban), Ninar Esber vit et travaille à Paris. Après des études à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy, elle s’est engagée dans une démarche impliquant son corps dans des performances ou des films vidéo jouant sur une certaine lenteur, aux limites de l’immobilité, où les idées d’attente, de suspens et de teasing se trouvent confrontées à l’architecture (murs, tours, promontoires), aux objets quotidiens (étagères, tables, chaises) ou aux mythologies contemporaines (Super héros, Pin-up...).

Filmer la danse : Wim Vandekeybus

Artiste pluridisciplinaire belge, Wim Vandekeybus est à la fois chorégraphe, photographe, acteur et réalisateur. « Quand un chorégraphe se mue en cinéaste, il ne délaisse rien des deux disciplines, mais les fait plutôt fusionner en un art virtuose, propre à raconter des histoires. Les films de Vandekeybus ne cherchent pas à confronter les techniques de la danse ou du cinéma mais à les faire fusionner, à les réorganiser autour d’une trame fictionnelle. » (...) Alex Masson

Hommage : Samuel Beckett et le cinéma

Écrivain, poète et dramaturge, Samuel Beckett s’approprie de manière originale le média télévision et réalise, entre 1975 et 1985, des créations télévisuelles d’une énergie incroyable. Véritable rencontre de l’écrivain avec l’image audiovisuelle.

Performances

Retrouvez les oeuvres de Maurice Lemaître, Christian Lebrat, Thomas Köner et Dominique Petitgand, ainsi qu'une carte blanche au Festival International du Film de la Rochelle.

La folle nuit du court

Destricted

Destricted est un projet unique en son genre : sept courts métrages au travers desquels des réalisateurs et des artistes, parmi les plus visionnaires et provocateurs de leur génération, font se rencontrer l’art et le sexe. Explicites, ces films révèlent les différents comportements par lesquels nous essayons parfois de nous définir sexuellement et tentent d’aborder la représentation du sexe dans l’art soulevant ainsi des questions telles que : la pornographie peut-elle être artistique ? L’art peut-il être pornographique ? Ou devient-il complètement autre chose ? Brûlot sulfureux ou état des lieux de la sexualité ? Provocation pure ou fantasmes d’artistes ? Drôles ? Désespérés ? Destricted est tout ça à la fois mais reste inclassable.

Hybridation des images

L’introduction du numérique dans les courts métrages s’est opérée à divers niveaux, dans la plupart des cas associée à des techniques plus traditionnelles, constituant ces images dites hybrides ou impures. Nous les rencontrons au service aussi bien d’une histoire de fiction classique, d’un cinéma narratif ou dans l’illustration d’une chanson dans une vidéo musicale. Cette hybridation des images a pour conséquence visible une redéfinition pour le cinéma de ses propres frontières. Il s’immisce désormais dans les clips vidéos, les jeux vidéos, les téléphones mobiles, l’art contemporain... Les films présentés dans ce programme pourront, humblement, fournir des pistes sur ce que pourra être le cinéma du futur, puisque la combinaison de techniques, de formats ou de genres, cette hybridation à laquelle se réfère le titre de ce programme et dont les effets réels restent encore à déterminer, est une des options qui convient de prendre en compte lorsqu’on évoque ce cinéma de demain.

Les Engraineurs

Créée en 1997 par un professeur de français et un producteur, basée à Pantin sur le quartier des Courtillières, l’association Les Engraineurs organise des ateliers d’écriture audiovisuelle auxquels participent des jeunes de 12 à 25 ans. De l’écriture à la présentation publique des films, chaque participant suit toutes les étapes de réalisation du projet. C’est pour les jeunes une façon de s’inscrire dans une démarche collective, ludique et artistique mais aussi une façon de se construire une image d’eux-mêmes plus complexe que celle présentée généralement par les médias.

Kitchen Cinéma, Hollywood vs Youtube

Dans le cadre de la 16ème édition du festival Côté court en Seine-Saint-Denis, les Laboratoires d’Aubervilliers présentent une programmation de films utilisant principalement la vidéo numérique, non pas seulement dans un but de maniabilité et de souplesse d’utilisation (dans une logique expérimentale), mais comme le moyen le plus approprié pour se confronter à certains standards de la narration cinématographique au sein d’un univers quotidien immédiat, voire domestique. Ces films d’appartement, tournés avec une grande ambition mais des moyens limités et dont l’ingéniosité et l’énergie remplacent souvent la débauche technique, financière, logistique et humaine des tournages traditionnels, renouent paradoxalement avec un certain esprit des pionniers du cinéma. Une économie pragmatique et responsable, relativement en phase avec ces nouveaux moyens de diffusion (projections vidéo, DVD, Internet, etc.). Souvent issues du champ des arts plastiques, ces formes reposent sur une croyance en l’efficacité d’une grammaire cinématographique plus ou moins classique appliquée à l’image vidéo, avec une extraordinaire liberté, souvent beaucoup d’humour, et toujours avec une précision technique bannissant toute désinvolture. Cette programmation aborde le sujet avec des expériences volontairement disparates. Tandis que Guy Ben-Ner refait tout Moby Dick ou L’Enfant sauvage dans sa cuisine avec son fils, le collectif Dein Klub réalise depuis cinq ans leur adaptation génialement bricolée du Waterworld de Kevin Costner et, Yoon Sung-A filme une tendre romance sur fond identitaire entre son appartement, et celui de son voisin de palier. Chris Moukarbel, quant à lui, tire de son adaptation du World Trade Center d’Oliver Stone réalisé dans son studio d’étudiant (un projet mal vu par la Paramount elle- même), un film quasi-abstrait. En contrepoint à ces films récents, L’Ambassade, un film de 1973 de Chris Marker, représente un modèle admirable d’économie narrative, apportant un souffle politique à des images relativement banales. Guillaume Désanges

Carte Blanche : Serge Avédikian

Amateurs de catégories bien définies, de voies étroitement balisées, passez votre chemin ! Les pistes que Serge Avédikian a explorées comme réalisateur parallèlement à son parcours de comédien ne ressemblent qu’à elles- mêmes. Aucune formule ne saurait résumer ces rencontres qui semblent s’être imposées à lui et les formes qu’elles ont prises. L’absurde y côtoie le rêve, la bouffonnerie croise la parabole politique, la réalité s’y fait élégie....

Écrans des enfants

Forum actualités démocratiques / cinématographiques

Tous les films de l'édition 2007

Éditos

Département de la Seine-Saint-Denis

DEPUIS 15 ANS, le festival « Côté court en Seine-Saint-Denis », organisé par l'association Côté court en partenariat avec plusieurs lieux de diffusion, nous invite à découvrir et explorer le film court qu'il soit français ou international. Trop souvent réduit à un genre, le court métrage occupe aujourd'hui une place d'importance dans le domaine de la fiction, du documentaire, du cinéma d'animation, du cinéma expérimental ou du film essai. Il témoigne de la vitalité de la création contemporaine.
Parmi les nombreuses manifestations essentielles à la diffusion, le festival « Côté court » est reconnu pour son travail de découverte de la création d'aujourd'hui et de valorisation du répertoire.
Ce parti pris d'excellence est également revendiqué par le Conseil général pour le soutien à la création cinématographique. Ainsi nous avons créé en 2005 un fonds original d'aide sélective au film court qui intervient financièrement sur la post-production des films, faisant ainsi le pari fort de l'image. Ce soutien s'articule également autour de la rencontre entre les films, leurs auteurs et les habitants, grâce à leur diffusion et leur promotion. Il permet également aux auteurs retenus par le jury de développer un nouveau projet.
Le soutien apporté par le Conseil général au cinéma de court métrage, s'inscrit dans notre engagement public pour la culture, plus que jamais nécessaire, alors qu'une précarité croissante menace les métiers du cinéma, son industrie et donc la diversité de la création.
Je souhaite que les échéances à venir permettent de renforcer la prise de rang de l'État avec un grand service public de la culture, contrebalançant les effets pervers des industries culturelles de masse.
Pleine réussite à cette seizième édition du festival « Côté Court en Seine-Saint-Denis ».

Hervé Bramy
Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis

Mairie de Pantin

COURT TOUJOURS La ville de Pantin est fière de la présence sur son territoire d'un festival de cinéma dont l'exigence artistique fait référence dans le monde du court métrage en France mais aussi à l'étranger.
Ce festival a pris racine il y a 15 ans au Ciné 104 et n'a cessé, depuis, de montrer la vitalité de la création cinématographique de notre pays.
Il a aussi ouvert de nouveaux horizons aux publics par le biais d'hommages à des réalisateurs ou de panoramas dédiés à des cinématographies étrangères (cette année le Maroc et Wim Vandekeybus).
Cette constance de l'ambition artistique est possible grâce à la permanence d'un équipement; le Ciné 104 que la ville a souhaité renforcer dans ses structures et par la même occasion réaffirmé sa conviction que le cinéma est un équipement essentiel à l'offre culturel et au développement urbain.
Malgré les coups de boutoir réguliers de l'industrie du multiplexe, nous avons fait le choix de favoriser une politique structurante dirigée vers l'art et essai, l'éducation à l'image pour le jeune public et l'émergence d'événements dont Coté court est l'emblème.
Un autre axe est développé en direction du tissu associatif local et particulièrement celui qui se préoccupe de questions audiovisuelles et citoyennes. L'exemple des collaborations avec les Engraineurs (association produisant des films avec notamment les habitants du quartier des Courtilières) est symptômatique de la volonté de mixité des publics et de celle qui consiste à permettre un meilleur accès aux équipements publics de la culture. Pascale Ferran (venue en fin d'année dernière présenter Lady Chatterley au Ciné 104, en avant-première) dans son discours récent lors de la remise des Césars, a parlé de la nécessaire refondation des systèmes de solidarités qui doit permettre au cinéma qu'il continue de « donner à voir la complexité du monde en alliant l'ambition artistique au plaisir du spectacle ».
Côté court participe de cette refondation et la ville de Pantin lui souhaite longue vie.


Bertrand Kern
Maire de Pantin et Conseiller général de la Seine-Saint-Denis
Nathalie Berlu
adjointe au maire, déléguée à la culture et à la communication

CNC

LE FESTIVAL du film court en Seine-Saint-Denis est devenu un rendez-vous incontournable du court metrage en France. La qualité du travail de sélection effectué par l'équipe du Festival offre au public la chance de découvrir une production féconde, pleine de diversité esthétique et de talents confirmés ou prometteurs. Je me réjouis par ailleurs qu'existe chaque année une rétrospective dédiée à des cinémas nationaux. La carte blanche donnée à la Cinémathèque de Tanger répond à la préoccupation des pouvoirs publics de faire de notre pays un véritable point de mire pour tous ceux qui souhaitent aussi encourager leurs artistes et leur culture.
Le CNC est particulièrement sensibilisé au secteur du court metrage et ne manque pas d'ambitions pour contribuer au développement de la création française. Cette action s'exprime à tous les stades, de l'écriture à la production, de la promotion à la diffusion. Elle est menée directement par le biais d'aides sélectives ou automatiques, par l'intermédiaire d'organismes que le CNC subventionne, ou par des partenaires de plus en plus actifs, les collectivités territoriales. Parallèlement, la large consultation qui a été lancée à la suite du rapport d'Alain Rocca sur les perspectives d'évolution de la diffusion du film court a aujourd'hui permis un meilleur financement du court métrage par les principales chaînes de télévision française.
Je tiens à féliciter chaleureusement Jacky Evrard et toute l'équipe organisatrice du Festival qui s'attache à prolonger et accroître son action de promotion du film court. Je forme le vœu qu'une nouvelle fois, cette édition rencontre tout le succès qu'elle mérite et souhaite à tous de très belles découvertes.

Véronique Cayla
Directrice générale du CNC

Côté Court

POUR SA 16ÈME ÉDITION le festival Côté court met à l'honneur le cinéma marocain à travers une programmation proposée par la cinémathèque de Tanger. Trente-trois films réalisés de 1995 à nos jours, tous genres confondus, qui marquent le renouveau de cette cinématographie en plein essor.
Le Focus, cette année, nous entraîne sur les pas de Ninar Esber, une jeune artiste émergente deja aperçue lors des dernières éditions. D'origine libanaise, elle vit et travaille en France. On se laissera surprendre et ravir par ses films, ses installations et sa performance lors de la soirée d'ouverture. La fusion des genres, il en sera question avec le chorégraphe Wim Vandekeybus. Un cinéaste toujours en mouvement qui nous mène sur les terres fertiles de l'exploration, de la recherche et de la rencontre entre la danse et le cinéma.
On connaît Samuel Beckett écrivain et homme de théâtre mais qu'en est-il du Samuel Beckett cinéaste ? Cinq pièces écrites et filmées par l'auteur pour la télévision allemande seront presentées lors de cette édition. L'occasion, à ne pas manquer, de vérifier l'apport considérable de cet artiste au 7ème art.
Pour la première fois quatre performances seront proposées. Maurice Lemaitre, Christian Lebrat, Dominique Petitgand et Thomas Köner investiront le théâtre Au Fil de l'eau pour deux soirées exceptionnelles avec Live, Performance et Programmation inédite de Brent Klimkun pour la carte blanche donnée au Festival International du Film de la Rochelle.
Les enfants seront de la fête aussi avec le Ciné-concerto et les ciné-goûters. Enfin les lectures de scénarios pour un autre envol, les forums, les tables rondes ou l'on parle, écoute, échange et transmet...
Bref, dix jours de festival, plus de 250 films programmés, des rencontres insolites, de l'inattendu, de ce cinéma toujours là et insaisissable. En un mot une édition faite de ce que nous aimons et que nous souhaitons partager avec vous.

Sylvie Pialat
Présidente du festival
Jacky Évrard
Délégué général du Festival

PHOTOS DU FESTIVAL