L'OUVERTURE à toutes les écritures du format court, aux avant-gardes, à tous les croisements artistiques sera de nouveau de mise pour cette 21ame édition du festival. Depuis ses débuts, Côté court s'est illustré par un choix de programmation qui donne la prééminence aux œuvres exigeantes. C'est parce que son enjeu réside dans l'exploration de pratiques nouvelles et innovantes, dans la rencontre de nouveaux talents que ce festival tient une place majeure dans le paysage festivalier cinématographique français.
Les cartes blanches données cette année à des personnalités comme Nicole Brenez, Pascale Cassagnau ou Jean-Conrad et Isabelle Lemaître seront des occasions privilégiées pour découvrir des artistes aux travaux aussi polymorphes qu'inattendus, pour lesquels la forme filmique se veut autant une matière de réflexion que le propos. De même, le Focus consacré à Jean-Claude Taki mettra en lumière les points de fusion entre le cinéma et les nouvelles technologies.
En dehors de ces événements, des rencontres entre les professionnels et les cinéphiles ou les novices du genre, Côté court fait appel à Rodolphe Cobetto-Caravanes et son groupe Fiasco pour présenter une œuvre inédite à la croisée des musiques expérimentales et des performances cinématographiques. Aujourd'hui, le court métrage est plus que jamais reconnu comme une écriture à part entière : le succès du « Jour le plus court » en décembre dernier en a d'ailleurs témoigné Comme Côté court, avec sa capacité à révéler de jeunes talents, à attirer aussi les habitants de Seine-Saint-Denis comme d'ailleurs à venir se frotter aux cinématographies contemporaines. Je remercie chaleureusement Sylvie Pialat, sa présidente et Jacky Evrard, son délégué général, qui avec l'ensemble de leur équipe, font de ce festival l'un des plus dynamiques en France.
Frédéric Mitterrand
Ministre de la Culture et de la communication
LA BELLE HISTOIRE D'AMOUR entre le septième art et la Seine-Saint-Denis dure depuis plusieurs décennies, et le festival Côté court est la plus belle expression de leur fidélité commune. Au fil des éditions, ce rendez-vous des cinéphiles a accueilli le meilleur de la création contemporaine, et c'est une part essentielle de l'histoire du cinéma français qu'il écrit chaque été par sa programmation exigeante. Année après année, nous avons vu de jeunes réalisateurs devenir des cinéastes confirmés, des spectateurs curieux devenir des amateurs avertis, et le festival s'inscrire parmi les plus renommés de France. Nous en sommes fiers.
Ce succès doit naturellement beaucoup au travail et au talent de l'équipe de Côté court, que je tiens à saluer, mais aussi au choix audacieux de mettre à l'honneur le film court. Loin de n'être qu'un essai, en prélude au long, c'est un art a part entière. Concentré de passions, de douleurs ou de joies, le court-métrage livre en quelques minutes un concentré de vie, et c'est l'essence même du cinéma qui se donne à voir sur l'écran.
Je me réjouis que, cette année encore, le festival permette d'offrir ces regards sur le monde au plus grand nombre, et notamment aux plus jeunes que nous tenons à accompagner dans leur découverte des grands noms du cinéma, d'hier, d'aujourd'hui, de demain. Et que nous souhaitons initier, aussi, aux nouvelles esthétiques portées par les créateurs, qui sont autant de défricheurs de voies artistiques inédites. Que celles et ceux qui contribuent à ces rencontres fécondes, par les œuvres qu'ils montrent ou qu'ils décryptent, soient chaleureusement remerciés de leur engagement, essentiel au dynamisme culturel de notre département.
Cette année encore, Côté court s'annonce riche d'intenses moments de plaisir et d'émotion. Avec Emmanuel Constant, Vice-président chargé de la culture, nous sommes heureux de souhaiter à toutes et tous un excellent festival, haut en couleurs et en bonheurs partagés.
Claude Bartolone
Président du Conseil général
Député de la Seine-Saint-Denis
VÉRITABLE CARREFOUR du court metrage, Côté court puise depuis toujours son originalite et son succes dans la diversité des œuvres présentées, en associant la forme courte à d'autres créations artistiques comme les arts plastiques, la musique, la danse et autres performances scéniques...
Cette année, pour sa 27eme édition, le festival Côté court affirme son désir de gommer ces frontières, en proposant une programmation éclectique où se croisent les réalisateurs Apichatpong Weersethakul, Jean-Claude Taki, Arnold Pasquier ou Nicolas Rey..., sans oublier la soirée Double Bande où se mêlent musiques expérimentales et performances cinématographiques avec deux films Nola Chérie (Christophe Chassol et Lawrence Clais) et Fire Within (Fiasco). Comme chaque année, nous retrouverons les deux compétitions (Fiction et Expérimental), des cartes blanches (Nicole Brenez, Jean-Conrad et Isabelle Lemaître) et plusieurs rencontres et ateliers.
Le CNC est particulièrement fier d'accompagner le festival Côté court dans cette belle aventure qui contribue, de manière exemplaire, à défendre la singularité et la diversité de la création cinématographique française du court métrage.
Dans le but de favoriser encore mieux la diffusion du film court sur tout le territoire, le CNC s'est lancé en 2011 dans l'aventure du «Jour le plus court». Cette fête du court a permis à plus d'un million et demi de personnes de participer à l'un des 6 000 événements spécialement organisés pour cette occasion. En 2012, cette initiative en faveur de la diffusion du film court sera accompagnée d'une action nouvelle : Talents en court.
Organisé du mois de mai au mois de décembre, en partenariat avec plusieurs manifestations localisées en region parisienne, l'opération Talents en court vise à soutenir l'émergence de nouveaux talents et permettre une plus grande diversité culturelle et sociale dans le secteur du court métrage. Cette action s'articule autour de deux volets qui visent à encourager le tutorat par des actions de transmission d'expérience entre professionnels et apprentis-cinéastes: des forums professionnels à vocation pédagogique et le dispositif d'aide intitulé Bourse des Festivals.
Je remercie chaleureusement Jacky Évrard et l'ensemble de son équipe dynamique et généreuse, et je forme le vœu que cette 2ème édition, prometteuse et riche en découvertes, connaisse le succès qu'elle mérite. Félicitations aux futurs lauréats et bonnes projections a tous les festivaliers.
Éric Garandeau
Président du CNC
LA DURÉE n'a jamais été un critère unique d'appréciation cinématographique. La mutation actuelle du court métrage en est la plus belle preuve. Ce genre n'est plus considéré comme le passage obligé vers le moyen puis le long métrage. Le court métrage est désormais consacré comme une œuvre à part entière. Les raisons de cet intérêt de plus en plus de passionnés sont multiples : le court métrage sait faire mouche tout de suite. Il sait percuter les âmes et les cœurs. C'est surtout une formidable école de l'innovation et de la création.
La Région Ile-de-France aime et soutient tous les cinémas. Nous avons ainsi créé un dispositif spécifique pour le soutien des courts métrages au titre de la post-production. Nous encourageons toutes les manifestations qui renforcent la diversité culturelle et favorisent la création. Il était donc naturel de nous associer au très pertinent Festival Côté court du film court en Seine-Saint-Denis. Sa programmation éclectique prouve tous les ans que le court métrage renouvelle profondément le septième art. Parce qu'il refuse de se reposer sur les formules établies. Parce qu'il sait toujours surprendre ses spectateurs à toutes et à tous un excellent festival et surtout laissez-vous prendre de court !
Jean-Paul Huchon
Président du Conseil régional d'Ile-de-France
LIEU DE DÉCOUVERTE et rendez-vous majeur du court métrage en France, Côté court donne à voir les films de réalisateurs jeunes ou confirmés que le genre «court» et ses possibilités artistiques infinies continuent d'offrir, reflétant ainsi la vitalité de la création cinématographique de notre pays.
Installé au Ciné 104 depuis ses débuts, Côté court a aussi ouvert de nouveaux horizons aux publics, par le biais d'hommages à des réalisateurs ou de panoramas dédiés à des cinématographies étrangères. Cette année, ce sera Apichatpong Weerasethakul (palme d'or à Cannes en 2010), Christophe Chassol ou encore Jean-Claude Taki.
Le court métrage est un genre peu ou pas diffusé dans notre pays. Or, il est l'essence même du cinéma. D'une durée pouvant aller de 1 à 59 minutes, le court métrage explore tous les genres : la fiction, l'animation, l'expérimental, le documentaire...
Pour cette édition 2012 de Côté court, la création s'affirme encore. Afin de la rendre plus accessible mais aussi encore plus dynamique, des rencontres et performances ponctuent la programmation exigeante, élargissant ainsi l'univers du cinéma à ceux de la musique ou du théâtre. Car l'atout de Côté court est bien de s'aventurer vers de nouveaux horizons, de se glisser là où le curieux s'épanouira, pour nous promettre sans cesse le partage de belles sensations.
Cette constance de l'ambition artistique est possible grâce à la permanence d'un équipement, le Ciné 104, que la ville a souhaité renforcer dans ses structures et par la même occasion réaffirmé sa conviction que le cinéma est un équipement essentiel à l'offre culturelle et au développement urbain. Malgré les coups de boutoir réguliers de l'industrie du multiplexe, la ville de Pantin a fait le choix de favoriser une politique structurante dirigée vers l'art et essai, l'éducation à l'image pour le jeune public et l'émergence d'événements dont Côté court est l'emblème.
Bon festival à tous !
Bertrand Kern
Maire de Pantin, Président d'Est ensemble, Conseiller général de Seine-Saint-Denis
Françoise Kern
Conseillère municipale, Déléguée à la Culture et au Patrimoine
COMME LE RAPPELLE LE PHILOSOPHE ALAIN BADIOU dans une récente interview : «Le cinéma arrive après les autres arts, non pas seulement au sens technique ou chronologique, mais parce qu'il entretient des relations soutenues, et parfois mimétiques, avec les arts apparus avant lui : théâtre, musique, littérature, peinture, sculpture.. Il imite, transforme, déplace, absorbe, assimile toutes les activités artistiques antérieures. Composé, composite, impur, le cinéma intègre et met ou remet en circulation des éléments qui ne lui sont pas propres.» En quoi, le 7ème art n'est pas seulement le successeur de tous les autres arts, il en est aussi la synthèse et c'est cette capacité de synthèse qui en fait un art majeur, un art vivant toujours en mouvement. Avec cette vingt-et-unième édition, le festival Côté court, qui entre dans une nouvelle décennie, entend bien poursuivre son travail d'exploration de tous les territoires du cinéma, notamment ceux où il se frotte singulièrement à d'autres modèles, à d'autres écritures, à d'autres formes ou expressions artistiques. Tel est le sens, la direction que se donne cette nouvelle édition en ouvrant sa programmation à des œuvres protéiformes et/ou performatives, à des films prototypes de ciné-vidéastes qui s'inscrivent dans une pratique contemporaine d'un cinéma qui s'est maintenant largement affranchi du poids de son histoire. Qui mieux qu'Apichatpong Weerasethakul, palme d'or au festival de Cannes en 2010, pour représenter cette tendance ? C'est beaucoup d'honneur qu'il nous fait en acceptant de venir rencontrer le public du festival autour de ses meilleurs films courts, très rarement projetés. À ses côtés, Nicole Brenez, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître, Marylène Negro, Christophe Chassol, Jean-Claude Taki, Jean-Marc Chapoulie, et beaucoup d'autres feront de ces dix jours de découvertes et de rencontres une expérience unique et inoubliable que nous vous proposons de partager avec les œuvres et les artistes.
Sylvie Pialat
Présidente du festival
Jacky Évrard
Délégué général du Festival