Compétition Essai / Art vidéo
Compétition Fiction
Écrans des enfants
L’Écran des enfants est consacré cette année à l’art de la gamelle, de la baffe et autres catastrophes. La thématique du corps est à l’honneur de la 19ème édition du festival, et qui mieux que Chaplin, Keaton ou Tati l’ont mis en scène au centre de leurs œuvres pour le plus grand bonheur des spectateurs, petits et grands.
Panorama
Danielle Arbid
Focus Thomas Salvador : Le Corps de Thomas
Rétrospective : du corps à l'image
Panorama invités
Du corps à l’image : QUEERRRISSIMAAA
Un programme de courts métrages débridés et alternatifs, queers, lesbiens, gays, trans’... Dans des imaginaires insolites et libres, les corps sont remis en question, détournés, transformés, recréés, dansés dans des formes expérimentales et musicales. Dé-constructions / Re- créations : un kaléidoscope d’images, un voyage vers les différences, les genres, l’altérité, avec des artistes qui créent et produisent d’une manière radicale, sans compromis, au-delà des représentations classiques. regards décalés sur les corps et les sexualités multiples pour un autre champ de possibles. Florence Fradelizi est programmatrice et réalisatrice. Depuis 1998, elle a organisé le Festival de Films Gays Lesbiens Trans’ et +++ de Paris. Elle met aussi en place des projections et des événements autour des créations undergrounds et des questions de genres. Elle a longtemps été monteuse et a réalisé le documentaire Amazones 2000 ainsi que les court métrages XX Boy, Riot Grrrls, et A Good F****.
Du corps à l’image : Catherine Corringer
Venue du théâtre où elle a joué notamment avec Daniel Jeanneteau, Michel Cerda et Alain Ollivier, Catherine Corringer a réalisé 4 films courts. ils explorent un monde sexuel, corporel, dans lequel le masculin est réinventé autrement, un monde au plus près de la puissance féminine, où le corps, le sexe est une carte du monde, une « métaphore littérale ». La question de Spinoza : « Qu’est-ce que peut un corps ? » pourrait être le point de départ de son cinéma, il sera c’est sûr au centre de cette soirée.
Tous les films de l'édition 2010
LE TEMPS N'EST PLUS, fort heureusement, où la culture était concentrée dans les centres-villes, et où les banlieues restaient trop souvent à l'écart. Nous avons compris qu'il fallait lui permettre de se frayer un chemin vers chacun, et c'est à ce défi et cette exigence que les pouvoirs publics, les associations et les festivals ont tenté de répondre ces dernières années.
Au fil de ses 19 éditions, le festival Côté court a pris place au cœur des villes de Seine-Saint-Denis, et contribué à les mettre en lumière. Par sa capacité à saisir la complexité du réel, le court métrage est sans doute un outil idéal pour explorer les mutations les plus fines de la modernité et de la société, d'autant que le festival met l'accent sur les films expérimentaux et d'avant-garde. Cette année, de jeunes réalisateurs côtoieront l'œuvre d'un maître, Thomas Salvador, qui sera à l'honneur.
« Côté cour », une grande rétrospective déclinera le corps dans tous ses états - burlesque chez Tati, érotique chez Genet, ou encore sportif chez Vigo... Le cinéma dialoguera avec les autres arts, notamment lors d'une soirée qui réunira musiciens, plasticiens, performers, improvisateurs à travers des œuvres mixtes. « Côté jardin », ce seront de nombreux prix, qui viendront financer de nouveaux projets et jetteront un pont vers l'avenir.
Je me réjouis vivement de la pérennité de ce festival, dont la grande ambition esthétique n'a d'égal que sa volonté d'ouverture à des publics toujours plus diversifiés. Je lui souhaite tout le succès qu'il mérite, au service de tous et de chacun, des habitants de Seine-Saint-Denis et d'ailleurs.
Frédéric Mitterrand
Ministre de la Culture et de la communication
MANIFESTATION EXEMPLAIRE dans le champ du court métrage, le festival Côté court défend une ligne éditoriale ambitieuse et essentielle. Il promeut une création cinématographique contemporaine originale et innovante, en mettant en avant l'émergence de jeunes talents et de nouvelles formes artistiques. A travers l'ensemble de sa programmation, il favorise la découverte d'œuvres inédites ou méconnues et crée les conditions de la rencontre entre les réalisateurs, qui sont très présents le temps du festival, et les publics.
L'édition 2010 propose un programme riche, à travers l'« exploration » de la représentation du corps au cinéma avec les films de cinéastes aussi essentiels que Jean Vigo, Jacques Tati, Tod Browning, Luc Moullet, Jean Eustache, Stan Brakhage ou Boris Lehman... Les plus jeunes spectateurs ne sont pas oubliés, une programmation proposant la découverte du court métrage leur est spécialement destinée. Malgré cette diversité et cette richesse, cette 19ème édition s'annonce dans un contexte de remise en cause profonde des principes et des moyens de l'intervention publique en faveur de la culture.
La réforme des collectivités initiée par le gouvernement remet aujourd'hui en question l'héritage précieux issu de cinquante années de décentralisation culturelle. Mises à mal dans leur autonomie d'intervention au plan politique comme au plan financier, les collectivités et en particulier les départements risquent de ne plus disposer à terme des ressources nécessaires au soutien des lieux culturels, des artistes et de tous les dispositifs qui, en France, contribuent à la prise de risque artistique et à l'accompagnement des publics. Ce renoncement, qui n'est pas le nôtre et qui nous est impose, est brutal, destructeur et injuste.
Nécessaires et vitaux, tous ces espaces de création et de poésie sont irréductibles de notre territoire. Nous vous invitons à les soutenir, à accompagner les artistes et les lieux culturels et à venir nombreux découvrir la programmation du festival Côté court, qui est un temps important de l'année cinématographique, mais aussi un lieu convivial, inventif et riche de rencontres et d'émotion.
Emmanuel Constant, Vice-président du Conseil général chargé de la culture et moi-même, avons le plaisir de vous souhaiter à toutes et à tous un bon festival.
Claude Bartolone
Président du Conseil général
Député de la Seine-Saint-Denis
LE FESTIVAL CÔTÉ COURT de Pantin offre, chaque année, une formidable vitrine du court métrage francophone et fait découvrir à un large public une sélection d'œuvres inédites. Pour cette 19ème édition, les festivaliers seront invités à explorer la thématique originale et inépuisable de la figure du corps au cinéma, à travers une rétrospective de 70 films, des débuts du cinéma aux créations les plus contemporaines.
Parmi les moments forts de la manifestation, les concerts en salle de la section « Double Bande », qui seront une occasion de revisiter les correspondances entre la musique et le 7ême art, grâce à des spectacles audacieux et éclectiques mêlant effets visuels et sonores.
Je tiens à saluer deux nouvelles initiatives mises en place cette année dans le cadre du festival, le « Club des producteurs » et « Le Forum jeunes réalisateurs », dont l'objectif est de rapprocher le festival de la création des œuvres, tout en favorisant les rencontres professionnelles.
Ces nouveautés sont en phase avec les récentes mesures d'ouverture des aides du CNC au court métrage, à la diversité des talents et permettront une meilleure connaissance de ces dispositifs.
Merci et bravo à Sylvie Pialat, Présidente de Côté court, et à Jacky Evrard, son délégué général ainsi qu'à toute l'équipe du festival pour leur dynamisme et leur engagement en faveur du film court. Bonnes projections à tous !
Véronique Cayla
Directrice générale du CNC
DEPUIS MAINTENANT 19 ANS, la ville de Pantin compte sur son territoire l'une des trois manifestations majeures dans le domaine du court métrage en France : le festival Côté court. L'ambition artistique du festival, son implantation sur le territoire et son rayonnement à l'étranger, en font un événement essentiel pour la ville de Pantin qui renouvelle chaque année un soutien affirmé.
Tout en honorant les œuvres du patrimoine, Côté court contribue au dynamisme de la création cinématographique contemporaine et à l'émergence de jeunes réalisateurs. Son volet expérimental donne l'occasion aux artistes plasticiens de trouver une place de choix dans une programmation exigeante.
Au même titre que la lecture, le théâtre, les arts plastiques ou la musique, le cinéma constitue une part intégrante de l'éducation du jeune public. En accord avec la politique municipale d'action culturelle, le festival Côté court contribue à la sensibilisation des jeunes à l'image. À nouveau cette année, les élèves pantinois du primaire et du secondaire bénéficient du dispositif national École / Collège / Lycée et cinéma, mais aussi d'actions initiées par le Ciné 104 et le festival Côté court, autour des images en mouvement.
Si l'action culturelle a pu se développer autant ces dernières années, c'est notamment grâce au Ciné 104, équipement municipal rénové en 2003, dont l'activité témoigne d'une priorité politique : celle de l'importance du cinéma d'art et d'essai dans le paysage culturel.
À travers le Ciné 104 et le festival Côté court, la ville souhaite offrir aux habitants et aux publics d'ici et d'ailleurs, enfants, adolescents et adultes, une alternative à la consommation de masse, et des occasions d'échappées, de découvertes et de rencontres.
Bertrand Kern
Maire de Pantin et Conseiller général de la Seine-Saint-Denis
Nathalie Berlu
adjointe au maire, déléguée à la culture et à la communication
L'histoire du cinéma, des origines à nos jours, est marquée par des évolutions technologi-ques, tel que le passage du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur ou de l'argentique au numérique... Au-delà de ces petites (ou grandes) révolutions, l'histoire du cinéma est aussi marquée par les relations que les cinéastes ont pu entretenir avec le monde réel et avec la représentation de ce monde dans leurs œuvres. En ce sens et dans le meilleur des cas, le cinéma aura été, à chaque moment de son histoire, le miroir de son époque.
C'est sous cet angle que le festival aborde, cette année, sa rétrospective consacrée à la représentation du corps. Une occasion de revisiter en quelques 70 films, du burlesque aux vidéos d'artiste, des films qui marquent à la fois une évolution des écritures cinématographiques mais aussi une évolution des mœurs ou des mentalités.
Comment s'incarne le corps mais aussi la voix (le son du corps) dans les années 30 au regard de l'incarnation des corps dans les années 60? Comment filme-t-on les enfants ou les adolescents, la nudité, le désir ou la ma-ladie? Jusqu'où peut-on aller dans la représentation des corps et parfois même de son propre corps ? Cette rétrospective, ou plutôt cette exploration, tentera de répondre à ces questions.
Sylvie Pialat
Présidente du festival
Jacky Évrard
Délégué général du Festival