
Le cinéma peut parfois être une bouffée d’air, une fenêtre vers un ailleurs, un outil de débat pour aborder des questions de société. En collaboration avec la maison d'arrêt de Villepinte et Les Yeux de L’Ouïe, Côté court travaille à faire du court métrage un outil de création de lien social, et intervient en milieu carcéral.
Côté court collabore avec la Maison d’arrêt de Villepinte pour l’organisation d’un Jury, qui remet un prix à l’un des films de la compétition fiction du festival Côté court. Un groupe composé d’une douzaine de détenus participe à 5 séances de travail, qui se tiennent au sein de la Maison d’arrêt. Ils visionnent ensemble une sélection d’une quinzaine de films de la compétition fiction (environ la moitié).
En 2026, ces séances ont été encadrées et animées par un critique de cinéma, Olivier Pélisson, qui a pu à la fois présenter les films et faciliter la discussion ainsi que la prise de parole.
La première séance est consacrée à la présentation du festival et les enjeux du rôle de juré. Comme les années précédentes, nous avons demandé à chaque réalisateur.trice de nous faire parvenir des capsules vidéos, dans lesquelles ils se présentaient aux détenus et présentaient leur film. Fany Tolila Mercier et Jacky Evrard ont assité à la délibération.
En 2026, le Prix « Bande à part » a été remis à Nora Arzeneder pour son film Agnès.
Une rencontre entre la réalisatrice et le groupe de jurés aura lieu par la suite, en septembre 2026.
Grâce à Pascal Toussaint, opérateur de l'association Les yeux de l'ouïe au sein de la maison d'arrêt, les films sont diffusés au cours de l'été sur le canal interne de l'établissement, ainsi que l'entretien qui a eu lieu entre les jurés et la réalisatrice primée.
Ce Jury vise à donner une place à des personnes souvent invisibilisées, coupées du monde, et à faire entendre leur voix. L’expérience permet de valoriser leur prise de décision et leur autonomie au sein du festival, mais aussi au sein de la société.
En partenariat avec la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) Ile-de-France, les Yeux de l'Ouïe et le SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation)