Cote court, festival du court métrage de Seine Saint Denis

Ce samedi 20 juin à partir de 18h00, venez (re)découvrir les films primés...
Merci à tous d'être venus si nombreux... Les salles étaient belles, très souvent pleines! De belles rencontres ont eu lieu, merci!




 



- Il suf' de le dire

Ajouter à mon programme Samedi 12 Juin à 19h00, Ciné 104  

En présence de la réalisatrice, de Hervé Rabot et de Dominique Frot

« La photographie est du toucher d’espace et de corps. Qu’y a-t-il entre mon corps et celui de l’autre, dans l’espace séparateur qu’avec la photographie j’appréhende ? »

Hervé Rabot
« Avec le corps, de nouvelles questions se posent à Rabot. En effet, la photographie d’un corps est à la fois fondamentalement différente de celle d’un paysage et aussi profondément semblable : différente parce qu’un autre corps engage le corps du photographe et sa relation à l’autre par sa triple médiation de leur deux corps et de l’appareil, parce que c’est toujours un corps à corps dont on ne peut sortir indemne, mieux, identique, parce que c’est un rapport et qu’un rapport transforme toujours les rapportés-rapportant ; semblable parce que la photographie de paysage est aussi corps contre corps - corps du petit humain qui prétend prendre trace, corps de la grande terre qui superbement l’ignore -, parce qu’enfin de compte et de processus créateur on a toujours affaire avec des formes et des matériaux, donc du photographique, parce que le référent n’est qu’un point de départ dont on part pour arriver ailleurs. Ainsi, habité par cette contradiction, Rabot va chercher et créer, c’est à dire donner non des questions-réponses, mais des réponses-questions au problème que pose notre proposition : en faisant des images, en prenant de nouvelles orientations. »

François Soulages, extrait du texte Le corps, la galère : noir et blanc

Discussion avec le public

Lecture par Dominique Frot d’extraits du texte inédit d’Hervé Rabot « Les petites Ostentions »

Projection
  1. Il suf' de le dire / Gaëlle Dill / 2010 - 29 min


- Les Trois Catherine

Ajouter à mon programme Vendredi 11 Juin à 21h00, Ciné 104 - Interdit aux moins de 18 ans

Thumb
En présence de Catherine Corringer, Catherine Millet et Catherine Robbe-Grillet.

Venue du théâtre où elle a joué notamment avec Daniel Jeanneteau, Michel Cerda et Alain Ollivier, Catherine Corringer a réalisé 4 films courts. Ils explorent un monde sexuel, corporel, dans lequel le masculin est réinventé autrement, un monde au plus près de la puissance féminine, où le corps, le sexe est une carte du monde, une « métaphore littérale ».La question de Spinoza : « Qu’est-ce que peut un corps ? » pourrait être le point de départ de son cinéma, il sera c’est sûr au centre de cette soirée.


Diffusion
  1. In Between / Catherine Corringer - 26 min
  2. Day's Night / Catherine Corringer - 20 min
  3. This is the Girl / Catherine Corringer - 16 min


Conversation entre Catherine Corringer, Catherine Millet et Catherine Robbe-Grillet
Lecture par Catherine Corringer d’un extrait de « Jour de souffrance » de Catherine Millet
Projection
Contes immoraux, Erzsébet Báthory, Walerian Borowczyk, (France, 1974), 34’
Lecture par Catherine Corringer d’un extrait de « Cérémonie de femme » de Catherine Robbe-Grillet



- POINT OF VIEW

Ajouter à mon programme Lundi 14 Juin à 20h00, Ciné 104  

HPG / Raphaël Siboni

Thumb

Cette séance présente un ensemble de séquences sélectionnées par Raphaël Siboni à partir des milliers d’heures de making of tournées par HPG. Ces éléments constituent le matériau brut du projet de long métrage sur lequel il travaille. La projection sera suivie d’une discussion avec HPG.

HPG

Consacré par la Cinémathèque française et la Quinzaine des Réalisateurs, adulé ou honni par la critique, Hervé-Pierre Gustave, authentique hérétique du cinéma français bien calé hors des rails, livre avec extra-lucidité une œuvre radicale que l’on pourrait qualifier de journal intime permanent.



Raphaël Siboni

Artiste plasticien exposé à plusieurs reprises au Palais de Tokyo dans le cadre du travail collaboratif qu’il mène avec Fabien Giraud, Raphaël Siboni s’intéresse ici à la fonction extatique du cinéma, et à la quête contemporaine de haute résolution qui la caractérise.


Cinq plans-séquences issus des rushes des films X de HPG, proposés par Raphaël Siboni dans le cadre de l’ébauche d’un film. Suivi d’un débat « à chaud » avec l’auteur et HPG.

  1. Point of View / Hpg Productions Hpg et Raphaël Siboni / 2010 - 40 min
  2. Danger, risque de chute / Hpg Productions Hpg / 2007 - 9 min


- SCUM / PERFORMANCE

Ajouter à mon programme Mercredi 16 Juin à 21h00, Ciné 104  

Catherine Corringer
France, 2009, Performance, 40 min
Assistant à la réalisation, collaboration artistique :
Philippe Bleton
Lumière : Emmanuel Valette
Création des poupées : Georges Gottlieb
Création latex : Isabelle Corringer

D’après l’œuvre et avec le texte de VALERIE SOLANAS : SCUM MANIFESTO (1967)
« Cette performance physique et mentale qui nous laisse muets, sidérés, est une sorte de culte rendu à un texte culte, mais où rien n’est sacré.
Ce texte, c’est le Scum Manifesto de Valerie Solanas. Écrit en 1967 dans la rage, il est dit, par Catherine, d’une voix de Jedi inhumaine ou post humaine. Les mots sortent, non pas de sa bouche peinte, mais du corps d’un ordinateur, prolongement ou partie externe d’elle-même, dans un débit rapide, mécanique, haché de rires fous, ce qui nous change, heureusement, des lectures pompeuses traditionnelles (il y en a eu pas mal).
Valerie Solanas annonce la fin de l’homme, du mâle d’abord, bien sûr, genre particulièrement grotesque et auto-destructeur, et de la femme, ensuite, dont l’existence est aussi inutile et injustifiée.
Son manifeste est une manifestation d’impatience devant la lenteur du processus. Il est donc naturellement accompagné d’un ensemble de conseils pratiques pour le faire advenir au plus vite. Crimes, grève générale, et, ce qui est complètement nouveau et terriblement actuel, appel à la transformation biologique de l’espèce.
Valerie Solanas écrit à coups de marteau, comme une « Nietzsche Girl », dit Avital Ronell dans une préface extraordinairement brillante à la réédition du texte en 2004. J’aurais dit plutôt comme une « Nietzsche Butch » pas « girly » du tout, dont l’énorme moustache serait un postiche (ce qu’elle était peut-être). »

Ruwen Ogien, extrait des Carnets Côté court, 2010

Suivie de la Projection :
  1. Smooth / Catherine Corringer - 23 min